Les Petits Carnets d'Alsace

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Les francais nuls en langue !

Si l’allemand fut indéniablement mon sésame pour entrer dans le monde actif, c’est tout aussi indéniablement parce que son apprentissage est largement trop peu répandu… de fait, même dans les régions géographiques de l’Est de la France, où le tandem anglais/allemand était plus ou moins traditionnel, l’espagnol a peu à peu grignoté les effectifs des classes de la langue de Goethe…


Une langue ‘trop difficile’, ‘moche’…


Et pour démontrer qu’elle est moche, on n’hésite pas à reprendre un peu de vocabulaire aux épisodes de la 7ème compagnie avec un accent exacerbé de crachats et de postillons… c’est sûr qu’avec si peu de volonté, la langue allemande est ‘moche’… mais c’est précisément là tout le problème de l’apprentissage des langues en France : le problème de la volonté…


C’est frappant quand on se promène hors de nos frontières…


Cela commence dans l’avion, ou dans les TGV : le chef de bord vous souhaite la bienvenue en anglais, avec un accent à couper au couteau… parfois même s’essayera-t-il à l’allemand, qu’il lira avec tellement de lenteur qu’on l’imagine très bien en train de déchiffrer en suant à grosses gouttes un petit papier sur lequel l’annonce serait écrite en phonétique…


Une fois hors de nos frontières, vous repérerez nos compatriotes à 10 lieues à la ronde avec un accent déplorable et un vocabulaire très limité… dans les congrès de recherche, nos chercheurs nationaux s’illustrent également par la médiocrité de leur accent… non, décidément, sans exagérer, on est vraiment nuls en langues, et le pire, c’est que cela ne semble chagriner personne…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De quoi cela vient-il ??


Lors de mon année Erasmus, j’avais été frappé par l’aisance des scandinaves à parler anglais ou allemand. ‘Ce sont des langues proches’ me direz-vous… et donc selon la même logique, si je vous suis bien, il faudrait en conclure que nombreux sont les français qui parlent un italien, un espagnol, ou un roumain parfait… mouais.


En fait, l’explication est toute simple : les pays scandinaves ont des populations relativement faibles (quelques millions). S’ils veulent exister à l’échelle internationale, ils n’ont donc d’autre choix que de maîtriser au moins la langue ‘internationale’ (l’anglais)…


… et pourtant, les allemands (rappelons que l’Allemagne est le pays le plus peuplé d’Europe (voir rubrique correspondante pour rappel…)) maîtrisent également très largement l’anglais, mais aussi fréquemment le français, ou encore le russe…


Là encore, il est fort à parier que le français s’est endormi sur ses lauriers comme il sait si bien le faire, tout satisfait qu’il est de se dire que la francophonie tient bien son rang… mais l’époque des colonies est derrière nous et cette francophonie recule.


Non, il ne suffit plus aujourd’hui pour exister dans le monde de se satisfaire de la seule langue de Molière, de l’eau a coulé sous les ponts depuis l’ordonnance Villers-Cotterêts et la resplendissance du Royaume… et c’est d’ailleurs toujours avec une certaine gêne que je constate que nos dirigeants sont toujours aussi nuls en langue (Wir sind Brühe !...)…


Mais ne nous étendons pas davantage : ce n’était pas la vocation de cette rubrique consacrée (rappelons-le) à l’Allemagne…


Notons juste au passage que la langue allemande nous fut à l’étranger (Islande, Chili, Argentine, Pologne…) d’un plus grand secours que notre propre langue… peut-être faut-il évoquer le point suivant : il est très courant en Allemagne, qu’un voyage de plusieurs mois soit réalisé au moins une fois pendant la période d’études.


Une ‘tradition’ bien ancrée, qui se développe peu à peu en France ces dernières années, avec l’extension progressive des voies diplomantes européennes, mais qui reste toujours en retrait...


Bref, une longue introduction pour en revenir à l’apprentissage de la langue de Goethe.


Il est donc à présent grand temps de rétablir une vérité :

- Oui, la langue allemande est difficile (comparée à l’anglais barbare, mais sans saveur)

- Non, la langue allemande n’est pas moche, elle est au contraire particulièrement propice à la poésie…


Et c’est ce que nous allons expliquer sans plus tarder.



L’allemand, c’est difficile !’


Connaissez-vous cette blague qui circule depuis longtemps sur le Net ?

 

 

La langue allemande est relativement facile.
Pour s'en rendre compte, considérons l’histoire des Hotentots (qui en allemand se nomment: Hottentotten).

Chez les Hottentotten, les kangourous (Beutelratten) sont capturés et placés en cages (Kotter), couvertes d'un tissu (Lattengitter) pour les abriter des intempéries. Ces cages s'appellent en allemand cages couvertes de tissu (Lattengitterkotter) et lorsqu'elles contiennent un kangourou, ça s'appelle (Lattengitterkotterbeutelratten).

Un jour les Hotentots arrêtèrent un assassin (Attentater), accusé d'avoir tué une mère (Mutter) hotentote (Hottentottenmutter), mère d'un fils bête et bégayeur (Stottertrottel). Cette mère se dit en allemand Hottentottenstottertrottelmutter et son assassin s'appelle Hottentottenstottertrottelmutterattentater.

La police capture l'assassin et le met provisoirement dans une cage à kangourou (Beutelrattenlattengitterkotter), mais le prisonnier s'échappe.


Tout de suite commencent les recherches et soudain vient un guerrier Hotentot en criant :
- J'ai capturé l'assassin (Attentater).
- Oui ? Lequel ?, demande le chef.
- Le Lattengitterkotterbeutelratterattentater, répond le guerrier.
- Comment l'assassin qui est dans la cage à kangourous couverte d'une toile ? Demande le chef des hotentotes.
- C'est, répond l'indigène, le Hottentottenstottertrottelmutterattentater.(L'assassin de la mère hotentote de l'enfant bête et bégayeur).
- Mais, bien sûr, répond le chef hotentote- t'aurais pu dire tout de suite que tu avais capturé le Hottentottenstottertrottelmutterlattengitterkotter beutelrattenattentater !

Comme vous pouvez le constater, l'allemand est une langue facile. Il suffit de s'y intéresser...

 

  

… comme le prouve cet exemple, c’est vrai : l’allemand n’est pas une langue facile…


C’est vrai, ils ont des mots à rallonge, collent leurs verbes tout à la fin de leurs phrases subjonctives, et ils multiplient même les genres (vous retrouverez masculin (le=der) et féminin (la=die), et puis aussi un cas ‘neutre’ (das)), et les mélangent même pour achever la confusion (c’est aussi le pays de la gay-pride, que voulez-vous…) : le soleil devient ainsi féminin (Die Sonne) et la lune masculin (Der Mond)…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis ils multiplient aussi les cas (vous retrouverez nos bons vieux nominatifs, accusatifs, génitifs, datifs des derdiedasdiederdendemdem etc…)…


... bon, ca y est, on en a déjà perdu la moitié.


Ca, c’était pour la grammaire.


Ecrire une langue, c’est effectivement ce qu’il y a de plus compliqué…



Alors ne soyons pas aussi ambitieux : commençons déjà par la parler…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour cela, on recommence par réapprendre l’alphabet, en prononçant chacune des lettres : A, Bé, Tsé (du fameux i-tsé-é, souvenez-vous… et jamais de cédille au C (voir d’ailleurs la note en bas de page)), Dé, é, ef, gué… bon, jusque là, ca va… c’est à la lettre suivante que tout se gâte…


Le fameux ‘h’ (hache)…


Là, on perd la moitié de la moitié restante…


On se rappelle nos bonnes vieilles leçons du H de haricot, et blablabla… et en allemand, le H est une vraie lettre qu’on n’aspire pas.


On la prononce. Comme si vous vouliez nettoyer vos lunettes ou faire des dessins sur les vitres embuées : le H doit sortir de la gorge. Et il est très important de le maîtriser !


A titre d’anecdote, imaginez-vous que vous vous soyez promené en Allemagne en plein hiver, au beau milieu de la Foret-Noire par exemple, que vous soyez congelés et que vous débarquiez dans un petit troquet où (c’est une question de vie ou de mort), vous voudriez commander un chocolat chaud.


Vous dites sans hésiter avec votre accent de français ‘Ich möchte eine eis-Schokolade’. Et le serveur, un peu perplexe, mais qui n’hésite pas sentant bien qu’il ne gagnerait rien à engager une conversation avec vous, vous ramène donc ce que vous avez commandé : un chocolat glacé…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et oui, pourtant on vous l’avait bien dit : vous avez aspiré le H, et c’est très mauvais pour la santé… si vous l’aviez prononcé, votre ‘Eis’ serait devenu ‘Heisse’, et on vous aurait servi un chocolat chaud, vous évitant la pneumonie… oui, madame, c’est du vécu…


Dans la même veine, vous aurez de drôles de prononciations de lettres, comme les J (prononcé iot), les V (fao) et W (vé) (d’où le fameux Fao-vé du VW évoqué en rubrique suivante), et enfin, Y (upsilone), que l’on prononce ‘u’ dans les mots, puisque le ‘u’ se prononce ‘ou’….. ouh là…. une moitié de moitié de moitié en moins...


D’ailleurs, vous vous rappelez cette histoire de choix de numéro d’immatriculation allemande ? J’ai pu remarquer bizarrement et à plusieurs fois des plaques avec des terminaisons en ‘BJ11’… qui se prononce ‘bé-iot-elf’… un pur hasard, où un jeu de mot qui approcherait un ‘Be yourself’ (‘sois toi-même’, en anglais) ?...



L’allemand est une belle langue, propice aux poètes…



Puisqu’on parle de construction de sons, ce qui n’est rien d’autre que la construction de mots après tout, passons donc au ‘deuxièmement’ : premièrement ‘oui, l’allemand est difficile’ (mais pensez-vous que conjuguer le verbe seoir pour un étranger soit aisé ?...), et deuxièmement, l’allemand est une belle langue, propice aux poètes…



L’allemand n’est pas une langue d’élite, que ce soit dit.


On ne se la pète pas à montrer qu’on a appris le latin, et qu’on a donc accès à la matière même du mot, de l’étymologie, qui nous ouvre grandes les portes de l’hippocampe, l’hypothalamus ou du cunnilingus (ce n’est pas un rappel de la première tête de chapitre….).


Non, l’allemand est abordable au simple quidam... euh, à n'importe qui (on avait dit ‘pas de latin’ ! Pas de prorata temporis de notaire, svp….)… il est imagé, évocateur à tout être qui a un lien ‘charnel’ au monde… vous êtes sceptique ?


Alors expliquez-moi d’où vient notre mot ‘crépuscule’…


… vous n’en savez rien ?


Et si je vous dit ‘rouge’ et ‘soir’, ce n’est pas ce qui s’impose à votre esprit, le crépuscule ?... Hé bien c’est cela : le crépuscule en allemand se dit ‘le rouge du soir’ (Abendrot).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela vous plaît ?


Vous avez l’âme du poète…



Alors allons-y, enrichissons un peu votre vocabulaire…


Bon exemple d’ailleurs : le vocabulaire se dit ‘le trésor du mot’ (Wortschatz (Wort=mot, analogue à l’anglais + Schatz = trésor (pour les dame Schatzi…)).



Si je vous parle de ‘cloche de neige’, qu’est ce que cela évoque pour vous ?

Ah, ces truc qu’on secoue et qui encombrent les étagères…. Non, c’est un peu kitch, je vous croyais plus poète… une autre idée ?


Oui : ce sont des ‘perce-neige’… vous voyez, on a tout de même aussi de jolis mots, qui n’ont rien de latin… ce n’est pas mieux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la même veine, vous aurez les ‘cloches de pâques’ (Osterglocken, ce ne sont pas des chocolats, mais les jonquilles), ou encore les ‘cloches de mai’… bien vu, c’est le muguet ! Ou pour ceux qui trouvent cela trop vulgaire, le Convallaria majalis…


Ah oui, ca pète c'est sûr, mais je préfère tout de même dire 'cloche de mai'... car voyez-vous, j'aime à décrire le monde par les sensations qu'il nous offre ; un langage qui me semble plus universel, plus généreux et facile à partager avec 'n'importe qui' (sans compter que j'ai plus de chance de perdre mon latin que mes sens...).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela marche aussi avec les arbres : arbre de mai (Maibaum), arbre de Pâques (Osterbaum), ou encore arbre de Noël, que vous retrouverez dans la rubrique suivante.



Continuons, si cela vous plaît… tiens, aviez-vous déjà tiqué sur le sens de notre ‘s’il vous plaît’ ?... hé oui, la découverte d’une langue étrangère ouvre la compréhension de la nôtre, vous avez raison…



Regardez donc par exemple le mot suivant : Mitleid, la compassion en allemand, qui signifie ‘souffrir avec’. Hé bien notre ‘compassion’ est construite de la même manière (con=avec – passion = souffrir), en latin, ou si vous préférez le grec, cela marche aussi : sym (avec) pathos (souffrir, d’où les psycho’pathes’, socio’pathes, et tralala…).


Joli programme n’est-ce pas ?


La compassion, la sympathie, ce qui relie, naît de la souffrance… tout un débat philosophique s’ouvre là…


Puisqu’on parle de souffrance, les allemands ont également un très joli mot pour nommer la source de toute vie : Der Muttermund. ‘La bouche maternelle’.


C’est ce que l’on nomme ‘col de l’utérus’… peu ragoutant je trouve… ca sonne un peu ‘Tour de France’… mais remarquez, c’est peut-être aussi là un signe du rapport au corps, si différent dans nos deux cultures…


Le corps reste ‘simple’ en Allemagne, fait de bras, de pieds, de yeux (vous trouvez que le français est facile ?...)… ainsi, pas difficile de trouver des médecins pour se faire guérir : on a mal aux yeux, on va voir un ‘docteur des yeux’ (Augenartz), on a mal aux dents, on va voir un ‘docteur des dents’ (Zahnartz), et de même pour un mal de gorge, on va voir un docteur de la gorge, là où nous nous rendons en France chez l’otorhinolaryngologue… vous voyez, toujours cette manie de faire péter le grade…



La philosophie, autre science d’érudits, n’est pas en reste… souvenez-vous du ‘dasein’ de Heidegger, qu’on a tant de mal à traduire en français… c’est l’idée de la présence au monde…


Sans aller chercher les grands philosophes, comment qualifieriez-vous quelqu’un dont la religion est le ‘mais’… vous en avez certainement déjà rencontré des gens qui, à tout ce que vous dites, répondent inlassablement par un ‘oui, mais’…

 

 

 

 

 

 

 

Comment ? ‘Un français’ ?... vous n’êtes effectivement pas loin : ce sont les pessimistes. En allemand, on les appelle les ‘croyants du mais’ (aberglaubiger, de ‘aber’ (mais) et glauben (croire)).

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors, trouvez-vous toujours que l’allemand est une langue moche ?...



Un dernier petit exemple pour la route, car il est mignon… l’escargot se dit ‘Schnecke’. Sa coquille se dit ‘maison de l’escargot’ (Schneckenhaus)…


A votre avis, comment dit-on ‘limace’ ?



On dit ‘Nacktschnecke’ : l’escargot nu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Alors, tout cela ne vous réconcilie pas avec cette jolie langue ?

 

 

Oui, c’est vrai, elle reste relativement difficile à apprendre, mais je pense qu’il en est de même avec le français… c’est une question de patience et d’exercice, souvent décourageante au début (vous découvrirez ainsi toute l’essence, toute la vitalité de l’humour), mais à force de persistance, arrivera un jour où vous vous surprendrez à penser en allemand, à rêver en allemand… et ce sera alors un bon signe.


Vous aurez alors la chance d’avoir en vous 2 filets jetés sur le monde (Humboldt), et pourrez ainsi choisir au gré de ce que vous ressentez (mais aussi avec qui vous parlez…), quel mot, quel concept, s’en approche le plus, pour exprimer au plus juste ce que vous voulez partager… n’est-ce pas là précisément toute l’Essence du langage ?...



Ainsi, au lieu de dire ‘je sens’ assez générique, vous pourrez piocher dans la palette allemande des sentiments, autrement plus riche pour exprimer divers sentiments : je sens avec le nez (riechen), je sens avec ma peau (fühlen), je ‘ressens’ légèrement (empfinden), je sens au plus profond de moi (spüren), etc….



Le langage est un filet jeté sur le monde, laissant entre ses mailles de nombreux trous…


Plus votre filet sera dense, moins vous vous y enfoncerez, et donc plus vous vous sentirez léger, un peu à la manière de ces lapons qui se servent de raquettes tressées pour se déplacer dans la neige, pour laquelle, paraît-il, ils disposeraient d’une bonne centaine de mots…


… vous voyez, il est si dommage de ne se satisfaire que d’une seule langue…



Voici d’ailleurs quelques petites astuces pour vous faire progresser autrement : la première solution, la plus efficace, est de devenir intime avec un ou une allemande (voir rubrique suivante), la seconde, est d’étudier en Allemagne, ou encore d’y travailler, et si enfin tout cela ne vous dit pas trop, il vous restera toujours la possibilité de lire quelques BD traduites !…


Bon, il est temps d'attribuer les notes... tous mes compatriotes tremblent déjà.




Heureusement, il ne s'agit pas là de noter nos capacités linguistiques, sans quoi, la note générale serait plombée d'à peu près -240 points (c'est à peu près la valeur du zéro absolu...). Non, il s'agit ici de donner une note à chacune de ces deux belles langues : l'une belle à l'oreille, l'autre belle dans sa structure... allez, 2 à tout le monde, et nous mettrons 3 à ceux qui arrivent à mélanger les 2 à loisir pour mieux exprimer encore notre réalité... (je ne parle pas des alsaciens, vous l'aurez bien compris...).


Si d'aventure vous posiez un jour les doigts sur un clavier allemand, méfiez-vous...


S'il s'agit d'un clavier de piano, n'oubliez pas de réviser vos tonalités dans un langage international : nos 'do-ré-mi-fa-sol-la-si', qui nous viennent (une fois encore) du latin (vous ne le saviez pas ?) deviennent ainsi des lettres 'C-D-E-F-G-A-B'... et si cela est un peu trop difficile, commencez vos gammes par le la (celui du téléphone, le fameux A440), cela vous donnera une gamme simple à retenir...

 


 

S'il s'agit d'un clavier d'ordinateur, vous nous pardonnerez sans doute d'avoir volontairement ignoré tous les 'c cédille' de la quasi totalité de ce site... car vous remarquerez (en plus du AZERTY devenu QWERTZ) que toutes ces petites fioritures baroques façon Louis XIV, que ce soit cédilles, apostrophes, accents graves ou aigus ou encore circonflexes, bref, toutes ces petites chiures de mouche royales sont d'un chiant magistral pour qui doit les retranscrire sur un clavier étranger... imaginez donc la joie que cela doit être pour les apprendre, que ce soit à l'écrit ou à l'oral...


Même les allemands ont ainsi renoncé en grande partie à leur fameux ß (prononcer 'estsete'), qu'ils remplacent depuis leur réforme linguistique par 2 's', tout de même plus commode.


Nous pourrions également montrer notre bonne volonté en remplacant de la même manière tous nos 'chapeaux' folkloriques par des s : château deviendrait chasteau (comme le castle anglais ou le castillo espagnol), châtaigne deviendrait castagne (comme l'instrument de musique), comme bâton deviendrait baston, et forêt forest (comme le gump américain), etc., etc....


ou plutôt 'et ainsi de suite'...

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